mardi, 26 septembre 2006
Des gènes et des hommes
Les organismes génétiquement modifiés (OGM) vont-ils tuer l’agriculture américaine ? Le Washington Post revient sur les graves conséquences économique de la découverte d’une contamination du riz américain par une variété transgénique interdite . L’affaire, qui pourrait coûter 150 millions $ aux riziculteurs étasuniens, relance en tout cas le débat sur l’intérêt économique réel des cultures OGM dans un pays où 60 à 90% des plants de maïs, de soja ou de coton sont d’origine transgénique. Le quotidien souligne que les agriculteurs américains risquent d’avoir de plus en plus de mal à écouler leurs récoltes sur un marché mondial où la plupart des pays restreignent sévèrement les cultures et les importations de produits OGM sur leur territoire.
Il y a un mois, le Sunday Times révélait que des joueurs du championnat anglais de football avait fait congeler le sang de cordon ombilical de leurs enfants afin d’utiliser, dans un but thérapeutique, les cellules souches contenues dans ce « déchet opératoire ». L’émission Science Publique, diffusée sur France Culture, est revenue sur la polémique qu’avait suscitée cette annonce. Le débat, intitulé « Faut-il conserver le sang de cordon ombilical ? » , y est parfois très animé entre, d’une part, l’hématologue Eliane Gluckman et la directrice de l‘agence de la biomédecine Carine Camby, et d’autre part, Thierry Richard, l’un des fondateur de la société Morpheas qui se veut « la première banque française de cellules souches fœtales ».
Si des footballeurs espèrent utiliser les cellules souches sanguines de leurs enfants pour réparer leurs ligaments lésés, certains scientifiques pensent qu’ils pourraient aller encore plus loin : faire « repousser » des membres ou des organes perdus comme le font les salamandres. En fait, il semble qu’au cours de l’évolution, les mammifères ont perdu cette faculté de régénération conservée par certains amphibiens. Pourquoi, dès lors, ne pas essayer de la récupérer par génie génétique ? Selon Wired le département de recherches avancées de l’armée américaine (DARPA) vient d’allouer 7,6 millions $ à deux équipes scientifiques pour qu’elles trouvent un moyen de régénérer des membres humains. Les chercheurs disposent déjà d’un modèle animal chez les mammifères, une lignée de souris transgéniques dont les tissus ont la capacité de se régénérer ; en identifiant les gènes qui confèrent cette capacité de régénération chez la souris, mais aussi chez la salamandre, on espère découvrir leurs homologues chez l’homme.
Tant que la régénération de tissus humains restera du domaine de la science-fiction, ceux qui ont perdu un membre n’auront que deux alternatives thérapeutiques : la prothèse ou la greffe. Et pour la greffe, le magazine en ligne Slate rappelle qu’il n’est pas forcément facile de s’accoutumer à l’idée d’utiliser le membre d’un autre . Il y a trois semaines, la revue médicale European Urology publiait un article révélant la toute première greffe réussie… de pénis. La semaine dernière, l’équipe chirurgicale de l’hôpital de Canton a annoncé que le patient et sa compagne, ont demandé à ce que la greffe lui soit retirée . Il n’y avait pourtant, selon les médecins, aucun signe de rejet du greffon.
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jeudi, 21 septembre 2006
Chasseurs de fantômes
Les paléoanthropologues ont un privilège : eux seuls peuvent nous enthousiasmer pour les restes d’un enfant de trois ans ou d’une jeune femme de 20 ans. Cette semaine, Nature ne publie pas seulement la découverte du premier squelette quasi-complet d’un enfant australopithèque par une équipe internationale dirigée par l’éthiopien Zeresnay Alemsged . La revue scientifique en profite pour rendre hommage au travail du chercheur franco-tunisien Maurice Taieb . Il fut le premier, à la fin des années 60 à comprendre l’intérêt archéologique de la vallée du fleuve Awash (Ethiopie); un site où, en trente ans, Lucy, des dizaines de ses congénères australopithèques et une riche faune préhistorique ont revu le jour.
Et si les archéologues sont accusés, parfois à juste titre, d’être des pilleurs de sépulture, ils sont aussi les seuls à pouvoir ressusciter les espèces, les cultures et les civilisations disparues. Grâce à l’initiative de Pierre Briant, un professeur du Collège de France, tous les internautes peuvent désormais redécouvrir les splendeurs de la civilisation perse sur Mavi. Ce musée virtuel interactif entièrement consacré à l’empire achéménide réunit une collection commentée de 10.000 photos haute résolution de pièces appartenant aux grands musées du monde entier. Les fantômes de Cyrus et d’Alexandre le Grand apprécieront.
Le problème des criquets mâles n’est pas d’entrer dans l’histoire, mais de se faire remarquer par les femelles. C’est pour cela qu’ils chantent, ou plus exactement, qu’ils produisent un sifflement en frottant leurs ailes les unes contre les autres. L’ennui, c’est que ce crissement attire aussi les prédateurs. N’entendant plus son chant caractéristique dans la nature, la biologiste américaine Marlene Zuk a d’abord pensé que le criquet hawaïen était en voie de disparition. En fait, elle a découvert que pour échapper aux prédateurs, 90% des Teleogryllus oceanicus mâles possèdent désormais mutation qui empêche leurs ailes de produire un son audible. Toutefois ces criquets fantomatiques ne sont pas fous : pour préserver leur chance de se reproduire en rencontrant des femelles, ils s’agglutinent à proximité des derniers mâles capables d’émettre des sons.
Il arrive aussi que les médecins et les neurobiologistes s’intéressent aux fantômes. Généralement impuissants devant le syndrome du membre fantôme , qui donne la sensation aux amputés qu’ils ont mal au membre qu’ils ont perdu, certains neurologues savent désormais remplacer le fantôme par un membre bionique contrôlable « par la pensée » . C’est du moins ce que propose une clinique privée américaine, le Rehabilitation Institute of Chicago.
Dans la vie de tous les jours, percevoir des fantômes n’est pas considéré comme un signe de bonne santé mentale, alors que le problème est souvent neurologique. Les psychiatres, et Guy de Maupassant , ont ainsi décrits plusieurs cas de patients se plaignant de ressentir en permanence la présence « d’une personne dans leur dos ». Une équipe de chercheurs suisses et américains vient de découvrir que cette sensation, généralement associée à la paranoïa ou la schizophrénie, a peut-être une base neurologique . En examinant le cerveau d’une patiente épileptique, ils ont pu déclencher à volonté cette sensation de Horla chez leur sujet en stimulant électriquement une zone du cerveau située au dessus de l’oreille gauche. Un générateur de fantôme, en quelques sortes…
13:50 Publié dans Revue de web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 28 août 2006
La fin du monde pour le 12 septembre
Cette année, la rentrée risque d'être agitée.
C'est du moins ce qu'affirme le prédicateur américain Overseer Yisrayl Hawkins depuis la maison de Yahvé à Abilene au Texas.
Dans une video diffusée sur Youtube, ce dernier annonce, pour le 12 septembre prochain, le déclenchement d'une guerre nucléaire qui anéantira un tiers de l'humanité.
Hormis la barbe et le mépris du ridicule, M.Hawkins n'a aucun rapport avec Paco Rabane. Sa prophétie serait, parait-il, biblique...
On attend avec impatience le 13 septembre.
10:50 Publié dans diableries, Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 24 août 2006
Biberons explosifs et mascara tueur
Les experts en terrorisme devraient-ils prendre des cours de chimie?
On peut le penser en lisant cet article que The Register consacre à la possibilité de faire exploser un avion en mélangeant astucieusement des liquides courants.![]()
A partir des (maigres) informations, fournies par les autorités et (largement) diffusées par la presse, sur la nature des explosifs que comptaient employer les présumés auteurs des supposés attentats, The Register a tenté de reconstituer les étapes de préparation de l'hypothétique cocktail de la mort. C'est en anglais, mais c'est limpide et assez enlevé...
Conclusion "We've given extraordinary credit to a collection of jihadist wannabes with an exceptionally poor grasp of the mechanics of attacking a plane, whose only hope of success would have been a pure accident. They would have had to succeed in spite of their own ignorance and incompetence, and in spite of being under police surveillance for a year."
PS: Dans Wired, Bruce Schneier propose une morale encore plus triste à cette histoire : "Imagine for a moment what would have happened if they had blown up 10 planes. There would be canceled flights, chaos at airports, bans on carry-on luggage, world leaders talking tough new security measures, political posturing and all sorts of false alarms as jittery people panicked. To a lesser degree, that's basically what's happening right now."
17:45 Publié dans diableries, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 29 mai 2006
Le cancer du poumon n'aime pas la marijuana
Qu'elle soit parfumée à la résine ou à la fleur de chanvre, la fumée du joint contient un goudron 50% plus riche en agents cancérigènes que celle de la cigarette. Par ailleurs, le fumeur de hash retenant 4 fois plus longtemps la fumée qu'il inhale, chaque bouffée dépose 4 fois plus de goudron et de micro particules toxiques et irritantes dans ses poumons.
Et pourtant, selon Scientific American, une étude épidémiologique menée auprés de 2000 américains indique que le fait de fumer du cannabis n'augmente pas le risque de dévelloper un cancer du poumon; même, selon l'étude, pour ceux qui ont fumé plus de 20 000 joints dans leur vie !
Donald Tashkin, qui a dirigé l'étude, suggère une explication à ce paradoxe: le THC - l'agent psychoactif de la fumée de cannabis- pourrait accélerer la mort des cellules pulmonaires, évitant ainsi qu'elles ne deviennent cancéreuses.
Moralité: tel le pirate d'Asterix, le fumeur de hash ne laisse pas le cancer s'attaquer à ses bronches, il se les détruit lui-même...
Source: Scientific American
10:10 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 22 mai 2006
Les années 80 en 1000 clips
Entre Space Invader et Pac Man, il manquait à notre petite (mais glorieuse) salle de jeux années 80 une ambiance musicale.
Un internaute espagnol va enfin permettre d'y remédier: ce nostalgique éclairé vient en effet de mettre en ligne une liste de près de 1000 clips musicaux des années 80 postés sur l'indispensable YouTube. De Aha à Yello, en passant par AC/DC et Klaus Nomi, tout y est, ou presque...
Un seul regret: il n'y a pas de français, donc ni Jeanne Mas, ni Début de Soirée. Mais pas de panique, pour ça, il y a l'INA.
11:00 Publié dans Film, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










